COVID-19, MASQUE ATTITUDE OU MASQUE DE PROTECTION ?

Outre les mesures barrières édictées par le gouvernement le 17 mars 2020 dès l’apparition du corona virus dans notre pays, une mesure complémentaire, celle du port du masque est, depuis le lundi 13 avril 2020, en vigueur sur toute l’étendue du territoire national, surtout dans les lieux publics. En effet, le port du masque est une affaire de tous ! Nulle n’est censée ignorer la loi ! À ce sujet, la police en mission veille au grain, afin que cette nouvelle prescription de lutte contre le corona virus soit respectée.

Plus qu’une question de protection sanitaire, le port du masque est devenu une affaire de mode. Oui c’est vrai, le Covid-19 est une dangereuse pandémie. On le sait, il est à l’origine de nombreux cas d’infections et de mortalité dans le monde. D’ailleurs il serait totalement inconscient et irresponsable de le prendre à la légère. La population camerounaise généralement réfractaire à l’autorité, s’y est partiellement soumise.

Cependant, on ne peut s’empêcher d’avoir un sourire en coin quand on les voit tous arborer ces masques ; ou de pouffer de rire quand certains le portent avec peine et semblent visiblement souffrir. Alors, prise de conscience ? Peur de la mort ? Châtiment ? Accessoire ?

Châtiment ? Sans doute ! C’est une véritable torture de subir la pression des élastiques à nos oreilles, un martyre pour respirer et un calvaire pour dialoguer. On comprend mieux ceux qui le laissent pendouiller à une oreille, ou ceux qui choisissent simplement de le porter pour ne couvrir que la bouche ou le nez. D’ailleurs ne l’appelle-t-on pas cache – nez ? Peut-être devrions nous aussi l’appeler « cache-bouche », selon les cas.

Accessoires ? Pourquoi pas ! Cette option semble la plus probable. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Certains s’y prêtent bien au jeu et vont jusqu’à nuancer des couleurs assorties au style vestimentaire du jour. La reine d’Angleterre, Elizabeth II, en est le parfait exemple. Autant le prendre avec humour si joindre l’utile à l’agréable peut sauver des vies.

NGAH NDJANA ERIKA